Cercle Odyssey : making-of d’une odyssée planétaire

En tournée ce printemps dans trois villes, Cercle Odyssey attise la curiosité par son caractère révolutionnaire. Créé par la plateforme musicale française Cercle et porté par Neels Castillon, ce projet audiovisuel allie la musique à la technologie de pointe. C’est avant tout une expérience unique, doublée d’une véritable ode à la nature. Projection en 360 degrés, son immersif, éléments interactifs : ce spectacle à tout pour ravir les amateurs de voyage et de frisson. Alors que la tournée vient tout juste de s’achever et s’est terminée à Paris, le réalisateur est revenu sur la genèse de son projet, en compagnie de deux de ses collaborateurs : l’étalonneur Sylvain Canaux et le chef opérateur Eric Blanckaert. Focus sur le making-of d’un spectacle époustouflant.

Cercle Odyssey : une odyssée sauvage inspirée d’Homère

Ce projet tire son nom de l’œuvre d’Homère, qui a servi d’inspiration aux différents récits chorégraphiés du spectacle. Mais si le réalisateur a imaginé quatre personnages représentant Ulysse, c’est bien la nature qu’il place au centre de son œuvre. Il faut ainsi attendre la toute fin de Cercle Odyssey avant d’apercevoir une ville, après une longue déambulation au cœur de paysages splendides. Dans cette attraction, les écrans de 50 mètres de large servent à révéler l’insignifiance de l’homme face à son environnement. Les images, portées par la musique, sont chargées d’une grande puissance émotionnelle.

Cercle Odyssey : un projet 360 degrés à faire tourner la tête

La particularité du projet réside dans sa projection à 360 degrés en 8K. Le public se retrouve ainsi encadré par cinq écrans géants (avant, arrière, gauche, droite, plafond). Un dispositif qui a tout pour créer une expérience immersive inoubliable… Mais ce que nous révèle ce making-of, c’est que celui-ci a entraîné de nombreuses difficultés, aussi bien au niveau du tournage que de la post-production.

Une capacité d’adaptation impressionnante de l’équipe de Cercle Odyssey

Face à la contrainte liée à la projection à 360 degrés, les mouvements de caméra ont dû être réduits au strict minimum. Il a fallu alterner entre des plans resserrés sur les personnages, pour capter leurs émotions, et des plans larges pour mettre en avant les paysages. Concernant la lumière, le directeur de la photographie Eric Blanckaert a cherché à obtenir le plus de contraste possible sans dénaturer les couleurs. Pour ce faire, il a choisi d’associer la RED Raptor X aux objectifs Atlas Mercury avec des optiques anamorphiques, tout en filmant à 100 images par secondes. Tout le travail de l’équipe de Circle Odyssey a été centré sur le fait de garder une cohérence visuelle et émotionnelle, à travers la couleur et le mouvement. Et ce pour que les spectateurs puissent profiter pleinement de cette expérience immersive…

Un florilège de couleurs pour en mettre plein la vue  

Les couleurs jouent donc un rôle essentiel pour véhiculer des émotions. Afin de les sublimer au mieux, Neels Castillon a fait appel à un étalonneur en qui il a toute confiance, Sylvain Canaux. Dans ce travail de colorimétrie, il ne recherchait pas tant le réalisme pur qu’un rendu basé sur l’émotion. Pour suivre ces indications, Canaux a été contraint d’effectuer un grand nombre de tests. Ainsi, les scènes de drone filmées à 360 degrés ont dû subir un étalonnage synchronisé. L’équilibre global a dû être affiné, notamment les détails présents dans les basses lumières. Le logiciel Baselight a servi à façonner l’atmosphère de chaque séquence : Chromogen permettant d’affiner les contrastes et X Grade d’équilibrer les couches, courbes et grains.

Un tournage interplanétaire pour célébrer la nature

Pour montrer la nature dans toute sa pluralité, le réalisateur n’a pas hésité à emmener son équipe aux quatre coins du monde. Chaque lieu de Cercle Odyssey a été choisi pour symboliser une couleur distincte, ainsi qu’une émotion forte.

En Namibie, les sables dorés et ocres contrastent de belle façon avec la peau sombre de la danseuse. Ce making-of nous apprend que Chromogen a aidé à rendre ces couleurs encore plus attrayantes… La Polynésie française, quant à elle, a montré plus de diversités, entre couchers de soleil, plages cernées de montagnes et forêts primaires verdoyantes. L’outil X Grade a permis de conserver le vert intense et brillant de la végétation. La Bolivie a quant à elle offert un paysage surréaliste avec un lac salé aux couleurs variant du bleu profond au cyan doux. L’Islande a causé plus de difficultés, du fait des conditions météo instables. Les tempêtes, en particulier, ont mis à mal le travail de Sylvain Canaux. Le défi consistait à ramener de la profondeur et du contraste, sans délaisser pour autant la blancheur des paysages. Ceux-ci étaient pour le moins épatants : soleil vif, brouillard ou encore grotte de glace.

A travers ces lieux, c’est la nature elle-même qui est mise à l’honneur dans cette expérience immersive. Une invitation au voyage et à la contemplation, à couper le souffle…

Comme le révèle ce making-of, c’est donc le travail acharné de toute une équipe de passionnés qui a permis à Cercle Odyssey d’éclore. Une idée innovante, dans l’ère du temps, qui nous rappelle notre petitesse face à la majesté du monde.


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